Le 4 juillet 2025, Les Bénévoles en Aides Humanitaires Juridiques et Judiciaires (BAHUJ) ont organisé, en collaboration avec la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun, antenne régionale du Littoral, un atelier de renforcement des capacités en droits de l’Homme.
Cette initiative stratégique s’inscrit dans la mission fondamentale des BAHUJ : promouvoir, protéger et défendre les droits fondamentaux, tout en professionnalisant les acteurs engagés sur le terrain.
Un partenariat institutionnel au service des droits humains
L’atelier a été coorganisé par :
Les BAHUJ (Bénévoles en Aides Humanitaires Juridiques et Judiciaires), antenne du Littoral
La Commission des Droits de l’Homme du Cameroun, antenne régionale du Littoral
Les travaux ont été conduits sous la supervision de :
Me CHUISSEU Boris, Chef d’antenne des BAHUJ Littoral
Mr AMANYE BOTIBA, Chef d’antenne de la CDHC Littoral
Leur engagement commun illustre la synergie entre organisation de la société civile et institution nationale de protection des droits humains.
Un programme structuré autour de quatre modules clés
L’atelier s’est articulé autour d’un programme rigoureusement structuré, combinant apports théoriques, exercices pratiques et simulations professionnelles.
1️⃣ Module 1 : Les fondamentaux des droits de l’Homme et des peuples
Les participants ont revisité les bases essentielles :
✅ Définition
Les droits de l’Homme sont des prérogatives inhérentes à tout être humain, reconnues en raison de sa dignité. Ils sont universels, inaliénables et imprescriptibles.
✅ Caractéristiques
Accent particulier sur :
Le droit à l’égalité
Le principe de non-discrimination (langue, sexe, rang social, ethnie, religion)
✅ Catégories de droits
Deux grandes catégories ont été analysées :
Droits civiques et politiques (liberté, identité, participation)
Droits économiques, sociaux et culturels (éducation, santé, emploi, logement, propriété, loisirs)
Les participants ont également abordé l’émergence des droits nouveaux dans un contexte mondial en mutation.
✅ Responsabilités de l’État
Il a été rappelé que l’État a une triple obligation :
Respecter
Protéger
Réaliser les droits humains
✅ Instruments juridiques de protection
Les principaux textes étudiés incluent :
La Déclaration universelle des droits de l’homme
Les conventions internationales relatives aux droits de l’enfant et à la lutte contre les discriminations
Les pactes relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels
Les protocoles africains (Malabo, Maputo)
✅ Mécanismes de contrôle et de sanction
Les mécanismes nationaux et régionaux ont été présentés, notamment :
Les Commissions nationales des droits de l’Homme
La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples
2️⃣ Module 2 : Exercice pratique en plénière
Les participants ont travaillé sur un cas pratique visant à :
Identifier les droits violés
Déterminer les détenteurs de droits
Identifier les débiteurs d’obligations
Situer les responsabilités
Évaluer les sanctions applicables
Cet exercice a permis de renforcer les capacités d’analyse juridique et d’interprétation des instruments internationaux.
3️⃣ Module 3 : La surveillance (monitoring) des droits de l’Homme
L’un des points forts de la formation a été consacré à la surveillance des violations des droits humains.
🔎 Notion de surveillance
La surveillance consiste à observer, documenter et analyser les situations afin de prévenir ou signaler les violations.
Elle peut être :
Directe (terrain – in situ)
Indirecte (médias, documentation, outils technologiques)
🔎 Modes de surveillance étudiés
Audition
Enquête
Investigation
Documentation
Alerte aux autorités compétentes
🔎 Principes éthiques fondamentaux
Les participants ont été sensibilisés à trois principes incontournables :
Discrétion
Réserve
Confidentialité
Ces exigences garantissent la crédibilité et la sécurité des actions de monitoring.
4️⃣ Module 4 : Jeux de rôle et simulation professionnelle
Une simulation pratique a permis aux participants de :
Qualifier juridiquement des faits constitutifs de violations
Appliquer les exigences déontologiques
Apprendre à collecter, exploiter et conserver les preuves
Cette approche pédagogique immersive a été particulièrement appréciée pour son réalisme et sa pertinence pratique.
Évaluation, attestations et clôture
La formation s’est achevée par :
Une évaluation des connaissances
Une prise de parole du représentant des participants
La remise officielle des attestations
Une photo de famille marquant la fin des travaux
Dans leur mot de remerciement, les organisateurs ont souligné la forte implication des participants et la qualité des échanges.
Un engagement renouvelé des BAHUJ pour la promotion des droits humains
À travers cet atelier du 4 juillet 2025, les BAHUJ confirment leur positionnement comme acteur clé de la promotion et de la protection des droits humains au Cameroun.
Cette initiative répond à plusieurs objectifs stratégiques :
Professionnaliser les acteurs communautaires
Renforcer la culture des droits humains
Améliorer la qualité du monitoring et de la documentation
Encourager la collaboration institutionnelle
L’engagement de Me CHUISSEU Boris et de Mr AMANYE BOTIBA démontre une volonté claire de bâtir un réseau d’acteurs formés, compétents et éthiquement responsables.
Conclusion
L’atelier de renforcement des capacités du 4 juillet 2025 constitue une étape importante dans la consolidation des compétences en matière de droits de l’Homme au Cameroun.
En misant sur la formation, la rigueur juridique et l’éthique professionnelle, les BAHUJ contribuent activement à la construction d’un environnement plus respectueux des droits fondamentaux.